Un écrivain qui fait du bien
Il n’est jamais trop tard pour faire de belles rencontres. J'ai découvert Serge Bouchard après sa mort, mais ce n’est pas grave : il y a ses livres.
À travers eux, il nous parle - dans une langue riche mais jamais pesante, parce que généreuse - de Marie, sa seconde épouse, de de Lou, leur fille adoptive, mais aussi de sa première épouse et de leur fils.
Il nous raconte les camionneurs du Grand Nord (lui, l'anthropologue qui en avait fait son sujet de doctorat), l'histoire du Québec, les Innus, un hockeyeur, un trappeur. Il nous parle de la vie, de la peur, du courage, et bien sûr de la mort - parce qu'elle est là, tout simplement, partie intégrante de nos vies.
Son livre, je l'ai lu au compte-gouttes, comme on savoure un sirop d'érable. Une petite gorgée chaque soir, au moment du coucher - un rendez-vous intime, loin des bruits et de la lumière du jour. Car c'est un livre à lire dans le silence d'une chambre, quand la voix de Serge Bouchard peut librement rouler dans vos oreilles, juste avant l'endormissement.
Merci au camarade qui me l'a conseillé, un jour de 2023 ou 2024, je ne sais plus, sur Mastodon. Car Serge Bouchard est de ces auteurs que l'on se partage comme une bonne poutine auprès d'un feu de camp - avant d'aller pisser dans la neige, sous la Voie lactée.
Je découvre avec stupeur qu'il est peu connu en France, alors qu'il est un classique au Québec. C'est un drame qu'il nous faut rectifier. Lisez « Un café avec Marie ». Pour ma part, j'en commence déjà un autre.




Pas lu, effectivement, mais tu donnes envie.